mercredi 7 novembre 2018

VALORISER LE SECTEUR DE L'INFORMATION ET DE LA DOCUMENTATION


Que faire pour rendre nos bibliothèques attrayantes et répondant aux besoins des publics larges et diversifiés ?
C’est la question qui préoccupe mes pensées  jour et nuit en qualité de président de l’Association pour la Promotion de la Culture (APC), association sans but lucratif  de droit congolais qui exerce principalement dans le domaine de la documentation et de l’information.  Il est vrai, certes, que la carence des professionnels de l’information et de la documentation est criante dans le grand Katanga. Qui plus est, ceux qui exercent sont très peu motivés à tel point qu’ils se désintéressent totalement de leur profession et se convertissent à d’autres métiers ; notamment la carrière d’enseignant.  Ce faisant, il est très difficile de conserver et former une équipe des professionnels, un corps pour  ce métier. Les professionnels du métier  de l’information et la documentation devraient être retrouvés  en général  dans les établissements d’enseignement primaire,  secondaire et universitaire où on devrait trouver obligatoirement une bibliothèque, une médiathèque ou un centre de documentation.   L’ensemble des entreprises, institutions étatiques, para-étatiques et privées prévoient dans leurs organigrammes les postes de gestionnaires de l’information et de la documentation; qui curieusement on y trouve pas des agents y affectés. La Générale des Carrières et des Mines (GCM) et la Société Nationale de Chemin de fer Congolais (SNCC) étaient les seules entreprises étatiques au sein desquelles étaient organisés des  bibliothèques et des centres de documentation. Suite aux réformes institutionnelles et la faillite, ces entreprises ont perdu leur estime dans le domaine de l’information et de la documentation. La GCM, contrairement à la SNCC qui a tout perdu, garde encore ses bibliothèques en dépit de peu d’intérêt que la classe dirigeante y accorde. Avec un peu de volonté, le service de communication qui gère les structures documentaires de la GCM peut revaloriser ce secteur combien important.

                Il faut reconnaître cependant les efforts que fournissent les institutions privées qui organisent les bibliothèques au bénéfice du public. C’est le cas des salésiens de Don Bosco, les Jésuites, les universités privées, notamment l’Université Nouveaux Horizons (UNH), l’Ecole Supérieure d’Informatique Salama (ESIS), l’École Age d’Or, l’École Les Calinours, …
Du coté étatique, c’est ici le lieu de reconnaître également le mérite du gouvernement provincial du Lualaba que dirige Son Excellence Richard MUYEJ MANGEZ MANS, qui nonobstant les multiples engagements pour développer la province, a compris que la bibliothèque dans une ville fait partie des signes distinctifs d’un peuple évolué.  C’est dans ce fils droit d’idées qu’une Bibliothèque provinciale est en  chantier sur le site de Musompo. Cette bibliothèque sera une première dans l’histoire des bibliothèques provinciales de la RDC.  Exemple à suivre et modèle à imiter.
                Face à toutes ces réalités, l’Association pour la Promotion de la Culture que je dirige ne doit pas rester en marge. Elle se donne la mission d’accompagner les uns et les autres dans leurs efforts en vue de bâtir une société congolaise forte empreint de valeurs culturelles et scientifiques favorisant l’émergence de l’élite. Pour se faire, elle s’y prend dans un premier temps à organiser de sessions de formation à l’intention des gestionnaires des bibliothèques afin de créer un corps de professionnels outillés pour être à la hauteur des tâches qu’on attend d’eux.      

                                                                                                       Alphonse TSHIBINDI KANDOLO

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